HORS-SÉRIE

Fondation Cartier pour l'art contemporain

​Jeunes Artistes en Europe. Les Métamorphoses.

du 4 avril au 16 juin 2019

À l’occasion de l’exposition « Jeunes artistes en Europe. Les Métamorphoses » présentée du 4 avril au 16 juin 2019 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain (Instagram), nous vous proposons une série de podcasts inédits en cinq épisodes.

À travers la peinture, la sculpture, la mode, le design ou le film, cette exposition réunit vingt et un artistes de seize pays. Elle est consacrée à la diversité des voix et à la vitalité des échanges qui animent le vaste territoire artistique européen, de Paris à Tbillissi, en passant par Lisbonne ou encore Moscou.

ÉPISODE 1 - THOMAS DELAMARRE

À l’Hôtel de Lille, nous recevons Thomas Delamarre, commissaire de l’exposition « Jeunes artistes en Europe. Les Métamorphoses ».


Dans cet épisode, il revient sur sa découverte des artistes présentés dans l’exposition, leur sélection - fruit de plus d’un an de voyages - et les étapes de cette recherche - en posant notamment la question de ce qu’est « être européen » aujourd’hui.

ÉPISODE 2 - JONATHAN VINEL

À l’Hôtel Aiglon, nous recevons Jonathan Vinel (Instagram), cinéaste français, dont le court-métrage Martin Pleure est présenté dans l'exposition.


Jonathan Vinel a étudié le montage à la Femis. En 2017 il réalise Martin pleure, alors qu’ils écrivent avec Caroline Poggi leur premier long métrage, Jessica Forever. Travaillant régulièrement ensemble, ils co-signent par exemple les courts-métrages After School Knife Fight réalisé en 2017 ou encore Tant qu’il nous reste des fusils à pompe, qui a reçu en 2014 l’Ours d’Or à la Berlinale. Dans chacun de ces films, on trouve un vocabulaire d’images et de thèmes communs: les liens communautaires, l’amour, la violence, la perte…. Articulés autour d’images liées à la culture de sa génération, les films que Jonathan Vinel propose sont en dehors des contraintes de narrations et des canons cinématographiques traditionnels.


Dans cet épisode, il revient sur son parcours et parle du processus créatif qui guide l’écriture et la réalisation de ses films. Il évoque également son intérêt pour les moments de transitions, de changement - de métamorphoses, en quelque sorte. Il aime capter, puis retranscrire en images les sensations, les émotions qu’ils provoquent.

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ÉPISODE 3 - MARION VERBOOM

Marion Verboom (Instagram),  plasticienne française, nous reçoit dans son atelier, situé dans le 20e arrondissement de Paris. Ses Achronies, sculptures prenant la forme de colonnes ou de totems, selon ce que l’on a envie d’y voir, témoignent de l’évolution de sa pratique artistique et de ses influences. Accompagnées d’une fresque réalisée in situ, et d’une corne d’abondance revisitée, Cornucopia, ces travaux sont à découvrir en ce moment à la Fondation Cartier.

Marion Verboom est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et a suivi le programme de résidence DE ATELIERS à Amsterdam (2009-2011). Représentée par la galerie parisienne Jérôme Poggi, mais aussi par The Pill à Istanbul, son travail a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger. Souvent à la croisée de l’architecture et de la sculpture, ses œuvres peuvent être vues comme les fruits hybrides d’explorations relatives à l’histoire cosmopolite, l’archéologie ou encore la géologie.

Dans cet épisode, elle revient sur son parcours et ses voyages. Elle évoque également son intérêt pour les objets, ses « trouvailles », qui l’inspirent. Enfin, elle revient sur la genèse des œuvres présentées à l’exposition « Jeunes Artistes en Europe. Les Métamorphoses » .

ÉPISODE 4 - GABRIEL ABRANTES

Nous y recevons le réalisateur américano-portugais Gabriel Abrantes. Son court-métrage A Brief History of Princess X est projeté en ce moment à la Fondation Cartier.

Gabriel Abrantes a étudié à la Cooper Union à New York, aux Beaux-Arts de Paris et au Fresnoy à Tourcoing. Son travail, d’abord plus proche de la vidéo d’artiste, s’est rapproché ces dernières années du cinéma de fiction grand public. Il a ainsi été présenté à la Semaine de la Critique de Cannes (Grand Prix), à la Berlinale (Prix EFA) ou au Festival du Film de Locarno (Léopard d’or), mais également été exposé à la Tate Britain (Londres), au KW Institute for Contemporary Art (Berlin), au Palais de Tokyo (Paris)... Dans ses films, l’humour décalé et l'absurde sont souvent utilisés pour revisiter des mythes d’une culture mi-pop mi-historique et faire écho à d’importants questionnements contemporains.

Dans cet épisode, il revient sur son parcours, son passage de son activité de peintre à celle de cinéaste, explique ce qui le pousse encore à faire des aller-retour entre peinture et vidéo, et nous raconte la genèse de son court-métrage A Brief History of Princess X.

ÉPISODE 5 - TENANT OF CULTURE

Nous y recevons l’artiste plasticienne néerlandaise Hendrickje Schimmel, plus connue sous son nom d’artiste : Tenant of Culture. Son travail est à découvrir en ce moment à la Fondation Cartier.

Tenant of Culture a étudié le design de mode à l’école d’art ArtEZ à Arnhem, ville des Pays-Bas dont elle est originaire. C’est pour poursuivre sa formation au Royal College of Art qu’elle a ensuite déménagé à Londres. Son travail a été présenté lors d’expositions personnelles à la Outpost Gallery de Norwich à Sarabande (2018), à la Lee Alexander McQueen Foundation à Londres (2018) et à Clearview Ltd à Londres (2017).


En collectant, décomposant puis ré-assemblant des vêtements de seconde main qu’elle prend comme principal médium, c’est la mode prise comme une industrie mondialisée qu’elle interroge. Jouant des usures, taches et trous qui les ornent, elle élève ses tissus « bons à jeter » au rang d’œuvres d’arts, et propose une réflexion sur la surproduction et la surconsommation.

Dans cet épisode, elle revient sur son parcours, nous explique pourquoi elle a choisi de nommer sa pratique artistique Tenant of Culture et nous raconte la genèse de la série Works and Days (2018).